Aujourd’hui, je deviens vegan.

Au grand désespoir de ma famille je n’ai jamais été très viande, il faut dire que petite mon grand-père ne s’est jamais caché de tuer des poules, des canards et des lapins, il les tuaient même devant moi, ces mêmes lapins que je caressais quelques heures avant. Alors, quand ma grand-mère me répondait que ce midi c’était pommes de terre et lapin, ça ne passait pas, j’ai toujours eu le droit à la fameuse « mais goûte, avant de dire que tu n’aimes pas » à cette époque je ne comprenais pas pourquoi je devais me forcer à aimer quelque chose alors qu’un adulte, si lui dit qu’il n’aime pas, on ne lui met pas la cuillère de force dans la bouche.

Puis j’ai grandi, dans une famille qui ne pouvait pas faire un repas sans viande, en entrée : charcuterie et pâté, en plat : un bon pot-au-feu de maman et s’enchaîne le plat de fromages et les desserts industriels. Je ne critique pas, je n’ai jamais « manqué » de rien.

Sans titre

J’ai grandi dans cette société consommatrice, j’ai grandi dans le mensonge, j’en ai conscience aujourd’hui, des publicitaires qui te vendent du lait avec des slogans telle que « les produits laitiers sont nos amis pour la vie » j’ai grandi avec un voile opaque devant les yeux, c’est vrai, j’aime mon chien, j’aime les petits chats arpentant les rues, j’aime même les cochons, les moutons et les lapins, c’est mignon, mais auparavant, je n’avais pas le lien entre viande et animaux, je me sens tellement stupide en écrivant cela aujourd’hui. Je m’imaginais que mon pavé de steak, venait d’un producteur proche de ses bêtes, qu’elles avaient eu une longue vie, heureuse bien entendu, à gambader dans des grandes prairies, le grand air et qu’elles étaient morte de vieillesse. Comment peut-on être aussi naïve ? On m’a menti toute ma vie, avec des packagings, des phrases bidons, des labels, des publicités… Lire la suite

Être une femme – agressions, viols et harcèlements.

J’ai toujours voulu parler ici des problèmes de société, des problèmes qu’on rencontre au long de notre vie, pour que les gens ouvrent les yeux et que les choses bougent. Alors aujourd’hui, vu que les femmes ont décidés de parler et de se libérer, je me dis que mon témoignage ne sera pas de trop.

Plus jeune j’habitais près d’une route nationale, énormément utilisé, chaque jour, je l’a traversé pour aller a l’école, voir mes copains, faire du vélo, jouer avec mon frère sur le terrain de foot, et tous les jours je me faisait klaxonner par des hommes au volant de leurs voitures ou de leurs camions, je n’avais même pas 10 ans.

Pendant qu’on sortait le chien avec ma cousine dans son lotissement, deux hommes en voiture nous ont suivis et on essayer de nous faire monter dans leurs voitures, nous leur avons échappé en se cachant dans un parc, j’avais 14 ans.

Au lycée, j’ai rencontré un mec sur qui j’avais flashé, il avait le même âge que moi, il était originaire de Paris, et avait l’habitude de fumer beaucoup de joints, après quelques semaines de relation, je suis allée chez lui pour passer le week-end et ce jour-là, j’ai compris qu’il avait un autre visage, que je ne connaissais pas, il a été violent, j’avais 16 ans.

Après une soirée chez ma meilleure amie, je suis allée me coucher, car j’étais fatiguée, mon copain m’a rejoint alors que je dormais déjà et m’a violé, j’avais 17 ans.

Au travail, il y a quelques années, mon collègue venait me voir tout les jours pour me demander quand est-ce que je le sucerais, quand est-ce que je venais chez lui pour me faire baiser, ça a duré plusieurs semaines. Puis un jour alors que nous étions tous les deux dehors pour faire notre travail, il m’a mis une claque aux fesses, j’avais 18 ans.

Un soir après mon travail, je me rendais à la bouche de métro, un homme m’interpelle pour savoir ce que je fais, je lui dis que je n’ai pas le temps, que je rentre chez moi, et que je n’ai pas envie de discuter, il a pris le même métro que moi, s’est installer à côté de moi, me regarder avec insistance, me chuchoter des choses à l’oreille, il m’a suivi jusque dans ma rue, j’avais 19 ans.

J’ai 25 ans, et hier encore, on m’a arrêté dans la rue pour me proposer de monter dans la voiture d’un parfait inconnu, juste parce que je portais une robe.

Non, je ne me sens pas flattée.

 

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Un lien vers une vidéo youtube t’attend juste ici.

 

Que j’aille faire mes courses, que j’aille dans un bar avec des amies, que je marche dans la rue tout simplement, que j’aille faire du sport, que je sois en robe, en jupe, en col roulé, en jogging, rien ne vous arrête, pourtant, je n’ai jamais rien demandé.

Je n’ai pas le droit de m’habiller comme je l’entends, je n’ai pas le droit de refuser vos avances, je n’ai pas le droit d’être libre, je n’ai pas le droit de vivre sereinement.

J’aimerais vivre dans un monde où je ne serais pas jugé sur mon physique, où j’aurais le droit de porter ce que j’ai envie, où je n’aurais pas peur de sortir boire un verre avec mes amies, où je n’aurais pas besoin d’appeler un homme pour qu’il me raccompagne sans crainte, où les agressions sexuelles ne seront pas minimiser, où j’aurais les mêmes droits qu’un homme, où les agresseurs seront jugés et punis pour leur acte.

Season list #1 – Autumn mood 🍁

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J’avais envie de faire un article qui change un peu, un article simple référant les choses que j’aime pendant ma saison favorite et les choses que j’ai envie, ou besoin parfois, de faire. Je souhaitais aussi vous partager quelques photos faites pendant cette saison que j’aime tant. J’espère que ça pardonneras un peu mon absence de ses derniers temps, mais j’avoue que j’ai du mal à trouver du temps pour bloguer… Lire la suite

Carnet de voyage #1 – Corbel

Dimanche matin, comme d’habitude Maxime est plus motivé que moi. Je sais quand il a une idée derrière la tête, ce mec est hyper actif, mais surtout, il aime bien trop la nature, il veut toujours aller découvrir un nouveau coin, un nouveau village, et ce jour-là, il veut absolument prendre la voiture pour que l’on aille dans le doux village de Corbel.

Carnet de voyage (1)

Perdue au fin fond de la Savoie, bien loin de la ville, Corbel est un village authentique, pleins de charme. Il faut préciser que pour moi « perdue au fin fond de la Savoie » est loin d’être péjoratif, j’adore le calme des ruelles fleuries, comme si le temps s’était arrêté ici. Lire la suite

Mes trois articles préférés du mois #1

Je ne suis pas sûr de faire ce genre d’articles très souvent, mais parfois, je me plonge dans l’article d’un blog, et je l’adore, mais bien souvent je ne le partage pas sur mes réseaux sociaux ou alors je l’envoie à une personne en particulier.
Aujourd’hui, je me décide de vous partager, trois articles que j’ai adoré lire et je vous explique un peu pourquoi !

  1. Déculpabilisation : je ne suis pas (vraiment) écolo par Bicar&Co

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Il y a quelques jours, Max rentre à l’appart après sa journée de boulot et me dit que clairement, il a eu une envie de chips presque incontrôlable, il y a pensé tout l’après-midi au travail BREF, le lendemain, je suis en train de faire mes p’tits courses, et là, je me dis « tiens, je ferais bien des chips maison pour mon amoureux, mais j’ai pleiiiiiiins de trucs à faire aujourd’hui… » du coup, j’ai filé dans le rayon gâteau apéro et j’ai acheté un sachet. Arrivée à la maison, je me suis sentie tellement coupable, bah ou le sachet plastique c’est pas très zéro déchet, et là est arrivé ma sauveuse ! Cet article est un vrai soulagement, merci à toi !

2. Interview à moi-même : Etre maman à 20 ans par Julieta Velnessa

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J’ai, moi-même, plusieurs amies, qui sont maman solo et très jeune, et quand je les vois avec leur p’tit bout, je me demande toujours comment elles font, elle court partout, elle jongle entre les courses, les biberons, les couches, tiens, j’me demande même si elle a le temps de manger parfois ? Mais surtout quand je les vois, je vois à quel point elles sont heureuses, fatiguées mais rayonnante. Un seul sourire et tout les ennuis s’effacent, mais Julieta en parle bien mieux que moi !

3. Summer Digital Detox par le blog de Lice

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Elle m’a donné envie de me lancer dans ce challengelâcher mon téléphone. C’est vrai, trop de fois, devant ma série avec mon chéri, je regarde mon fil d’actualité Instagram, mes messages, parfois, j’en oublie presque de dormir alors c’est décidé moi aussi, je me lance dans une détox digital, et je vous invite à regarder son article pour en faire de même et profiter des instants de la vraie vie.

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Free boobs, free nipples and no bra.

Un an environ que je ne porte plus de soutien-gorge, et je pense que je peux enfin en parler en toute sincérité. On connaît toutes ce moment de libération quand on rentre à la maison, après une longue journée de travail et que l’on détache enfin notre soutif. J’ai arrêté d’en mettre au début de mon chômage, plus de travail donc plus la peine de s’infliger ça. Oui, j’ai bien dit infliger, l’armature qui te rentre dans le sein, le tissu pour le tour de taille bien trop serrée, les bretelles qui tombent, qui se tournent, mais aussi le prix exorbitant de bonne lingerie ! Pour moi, c’est fini.
soutif

Au départ, j’avais énormément peur que l’on me juge quand je sortais, j’avais peur du regard des gens, de mes proches, mais surtout des inconnus. Lire la suite

Hymne à l’amour – Saint Valentin et si les célibataires y avaient le droit aussi ?

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Plus jeune je recherchais le prince charmant, j’étais prête à tout pour avoir une relation idyllique comme dans mes films favoris, que mon mec m’écrive des lettres d’amour, m’écrive des chansons et me fasse livrer des roses. Que notre rencontre soit féerique, que je fasse tomber mes livres à terre, qu’il m’aide à les ramasser et que nos mains s’effleurent. Tu vois très bien ce que je veux dire, ce genre de scène de série B. Que l’on soit honnête ça ne m’est jamais arrivé.

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