Ma vie de chômeuse – Parlons avenir. Part I

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Si vous avez lu mon article « 10 choses à savoir sur moi » vous le savez, je suis une nouvelle chômeuse. A 23 ans, je me remets énormément en question, et surtout à propos de mon avenir, c’est bête mais je trouve qu’il n’y a pas de bon ou de mauvais moment pour ça. Après avoir fait un métier qui me tenait à cœur pendant quelques années, après avoir vécu mille et une aventure rocambolesque avec mes patrons (si vous me connaissez, vous savez que je n’en fait pas des tonnes en utilisant ce mot), et je me suis posée la question du après.

Petit retour en arrière

Dernière année de collège, et le fameux entretien avec la conseillère d’orientation, ce rendez-vous stupide, qui tourne autour de cette question :

« Tu veux faire quoi plus tard ? »

A 13 ans, j’ai la même réponse évidente comme tout gosse : « je sais pas », et viens ce monologue ennuyeux qui t’explique qu’au vu tes résultats scolaire, il faudrait peut être mieux te diriger vers une formation professionnelle. Moi qui avais prévu de continuer ma scolarité avec mes copines, c’est raté! Et va expliquer à ta famille que comme tu n’es pas très douée pour les cours, tu vas devoir choisir un métier manuel ou une voie complètement bouchée. Comme la plupart des gens, tout ce qui touche les voies professionnelle (manuelle ou non) sont des classes de gens limités, des bons à rien. Je tiens à dire que j’ai rencontrés des gens formidables, des personnes intelligentes, qui j’en suis certaine ont réussis dans la vie, car elles avaient trouvés leurs voies, car elles se sont donnés pour réussir. Les voies pro ne sont pas des voies de secours ou de garage, arrêtons de rabaisser les lycées pro ou les centre d’apprentissage, ce sont des voies d’avenir, certains jeunes rêvent d’exercer dans ces métiers, alors donnons leur la chance d’y arriver. Je me demande toujours pourquoi on s’entête à demander ça à un enfant si jeune, et pourquoi on continue de dégrader les sections pro, alors qu’on galère tous, 10 ans plus tard, à trouver un job.

Plus jeune j’avais pleins de rêve d’avenir, je voulais être journaliste ou archéologue, je me rappelle avoir passés des heures à visiter l’Egypte antique grâce à un CD-rom. Malheureusement, à l’âge de 5-6 ans mes parents ont déménagés pour vivre dans un village où je ne connaissais personne pour changer de vie et devenir restaurateur, c’est vrai je me suis rapidement faite des amis, le problème c’est que mes parents étaient tout le temps pris par leur travail, et mes devoirs passées à la trappe, en fait je les faisait toute seule, mais quand tu buttes déjà à l’école, la situation ne se débloque pas à la maison et en grandissant j’ai préférée privilégier les devoirs de mon p’tit frère à défaut de faire les miens… Arrive l’entrée au collège, le gros stress, j’ai quelques amis du primaire qui sont avec moi alors je suis rassurée. Puis, petit à petit, je commence à subir  les moqueries de quelques filles de ma classe, je le vis assez mal, et doucement je me renferme un peu plus sur moi, et se rendre au collège deviens de plus en plus pesant…

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Le lycée, la liberté. Mon père m’a vivement conseillé de commencer un Bac Pro Secrétariat – Compta, mais ce que je déteste le plus à l’école se sont les maths, j’avais pourtant essayer, mais l’échec était cuisant…  alors la compta c’est pas plus mon truc. C’est là que je rencontre ma pire ennemi : ma prof de secrétariat. Pendant 3 ans, elle ne fera que de me pousser vers la sortie, en me rabâchant bien trop souvent que je n’aurais jamais mon diplôme, bref sa passion était de me rabaisser et de faire de ma vie un enfer. Pour moi être prof, c’est booster les capacités des élèves, lui montrer son potentiel, et si il a du mal essayer (encore et encore) pour qu’enfin il s’en sorte, pas l’inverse. Ce n’est pas parce qu’on est prof, qu’on est intouchable, qu’on est au dessus de tout le monde. BREF.

Après 3 ans de bac pro secrétariat-comptabilité , j’ai obtenue mon diplôme haut la main -avec mention assez bien en plus de ça- Après ça j’ai eu envie de voir le monde, et surtout de visiter l’Angleterre,  un pays que j’ai toujours admiré, histoire assez longue, j’étais fille au pair mais ça c’est mal fini (je vous raconterais ça une prochaine fois peut-être) Pendant quelques mois j’ai enchaînée les p’tits boulots en usine, et suite à un après-midi pâtisserie avec ma tante, j’ai eu la révélation. Je voulais devenir pâtissière, malheureusement j’étais peu intéressée par la pâtisserie française, et complètement émerveillée par les gâteaux anglo-saxons et américains. La seule formation que j’ai trouvé pour avoir les bases dont j’avais besoin pour continuer sur la voie des cakes à l’américaine, c’est le CAP Pâtisserie, en alternance, donc, il me fallait un patron, pas simple quand on a 18 ans et qu’un patron va devoir te payer environ deux fois plus qu’un jeune qui sors du collège. Heureusement après des semaines de recherches,  j’ai réussi à trouver un patron chez qui je suis restée deux ans. Deux ans à trimer, sans week-end, sans aucune interactions sociales, avec un seul jour de repos qui était très souvent destiné aux révisions, j’ai passé mon CAP Pâtissier en candidat libre car toutes les matières générale avait déjà été validé grâce à mon bac, et j’ai continué l’aventure avec un CAP Confiseur – Chocolatier, que j’ai obtenu aussi. Après avoir enchaîné des boulots entre la Normandie, la région Parisienne et la Savoie en trois ans, nous voilà, en plein doute, avec toujours la même question… mais qu’est ce que je vais faire plus tard ? 

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20 réflexions au sujet de « Ma vie de chômeuse – Parlons avenir. Part I »

  1. J’ai 35 ans et je pense être déjà d’une génération qui ne se cantonne pas qu’à un seul métier et qui n’hésite pas à changer de voie si l’envie se fait sentir…
    Du coup avec tes années plus jeunes je ne suis pas du tout étonnée et, ça va t’en faire une belle, je ne m’inquiète pas pour toi !
    En fait je trouve ça plutôt rassurant de ne pas se fixer en se disant « c’est ça que je ferai plus tard ». Demande-toi juste ce que tu as envie de faire maintenant 😉

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    1. C’est exactement comme ça que je pense aussi 🙂 J’ai besoin de changement, je me connais et je suis un peu touche à tout donc j’ai un besoin de découvrir, je pourrais pas faire un job toute ma vie, ce n’est pas pour moi ! En tout cas merci de prendre le temps de me lire, ça me touche énormément (comme à chaque fois)

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    1. Comme je le dis dans mon article, toutes les expériences que j’ai eu en tant qu’employé se sont TOUTES mal terminé, je suis un peu dégoûtée tes patrons dans l’artisanat, les lois sont vraiment rarement respectés, et te faire payer 1 100€ pour 80h/semaine, c’est déroutant et complètement démotivant.
      J’aimerais beaucoup tant dire plus par rapport à tes questions, mais je te laisse découvrir les réponses dans le prochaine article 😀
      Bonne journée en tout cas, et merci d’avoir pris le temps de me lire 🙂

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  2. Coucou Emy, moi j’ai fait un DUT et une Licence pro. J’aurais pu continuer les études pour atteindre un niveau Bac +5 mais ça ne m’intéressais pas. J’étais très pressée de travailler. Le métier que j’ai exercé pendant 5 ans m’a plu, là je suis au chômage depuis deux mois et je recherche à nouveau dans cette voie. Mais si tout était à refaire, avec le recul que j’ai aujourd’hui, je me tournerait plutôt vers un métier manuel et si possible un peu artistique. Je trouve le système français très mal fait au niveau des études et de l’emploi. Les conseillers d’orientations ne nous ont pas parlé de toutes les possibilités. Dans mon lycée ils n’avaient de mots que pour la fac, c’est ma mère qui m’a parlé des DUT, BTS etc… et c’est avec elle que j’ai fait mes candidatures… Tout simplement car les conseillers obsolètes que nous avions à cette époque pensaient que c’était du « gâchis » de ne pas aller dans une fac… La vérité c’est qu’ils ignoraient tous les avantages des filières courtes et professionnalisantes. J’aimerais tellement pouvoir me former à d’autres métiers avec ma seule motivation et le support d’un pro. Mais le système ne prévoit pas ça. Il faut forcément repiquer vers des formations chères et longues alors que mon rêve serait de me former et de travailler à mi-temps. L’alternace existe mais je suis déjà trop vieille pour ça… trop vieille ! A 26 ans.

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    1. Il ne faut surtout pas baisser les bras. Comme tu le dis si bien nos méthodes d’apprentissage (même des plus jeunes) est obsolète, comme notre façon de conseiller pour l’orientation. Comme je le dis dans l’article, quand j’ai su que j’allais devoir faire un bac pro, j’étais tellement au plus bas, on venait de m’apprendre que j’allais être avec des débiles, ce n’est pas du tout ce que je pense mais ce que l’on m’a dit, et répéter tout au long de ma scolarité. « Si tu ne travailles pas tu vas finir avec les CAP » comme si c’était dégradant ! Quand j’ai annoncé que j’allais faire un CAP pâtisserie j’ai cru que le ciel venait de tomber sur la tête de mon père !
      En tout cas courage ma belle, lâche rien !

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  3. Super la prof de secrétariat…
    J’avais vu un reportage sur le système suisse qui donnait la part belle aux métiers « manuels », ce ne sont pas du tout des métiers considérés comme des voies de garage et surtout les apprentissages sont super bien encadrés.
    Il n’y a pas d’âge pour se remettre en question en tout cas 🙂 Au contraire il vaut mieux s’en poser des questions ! ^^

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  4. J’aime bien comme tu racontes ton histoire, c’est très spontané, pas pompeux comme certaines blogueuses qui essayent de se donner un genre…
    C’est agréable à lire, ça coule tout seul 🙂 je n’aime plus lire les livres, sauf le style « journal intime » « confessions » donc oui, j’aime bien comme tu écris 🙂

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    1. Ca me touche énormément de ta part, disons quand je suis « inspirée » ca coule de source, parfois c’est un peu plus compliquée. Je suis en train d’aménager un peu plus l’appartement où on vit avec mon chéri, et bientôt j’aurais un vrai p’tit coin agréable pour blogger, j’ferais peut-être un article pour présenter ça, en mode coulisse, qui sais 🙂

      Merci encore, des bisous ♥

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  5. Ton article est tellement vrai .. je m’y retrouve. Comme toi je suis au chômage depuis le mois de septembre et je suis en plein doute quand à mon avenir professionnel.. J’ai passé un bac Littéraire, j’ai enchainé avec deux ans de fac de socio qui n’ont servi à rien, puis j’ai passé un CAP petite enfance, le tout en jonglant avec un job étudiant pendant 3 ans. Aujourd’hui je me retrouve sans travail, j’ai du quitter mon job d’étudiante, je ne trouve pas de travail dans la branche de la petite enfance, et rester à la maison toute la journée me fait réfléchir et douter totalement de ce que je veux faire à l’avenir.
    Passionné de cuisines et de pâtisseries comme toi j’ai songé à me lancer dans un CAP patisserie, mais comme tu dit c’est beaucoup de travail, et les horaires de travail me font peur.. Mon autre passion c’est les ongles et le nailart, alors je me demande si je ne devrais pas me reconvertir la dedans, en passant un CAP esthétique, mais la encore il faut payer l’école, puis passer une formation supplémentaire, pour se mettre à son compte et ne pas être vraiment sur que ça marche ..
    Enfin bref, c’est vraiment pas facile, et je suis rassurée de savoir que je ne suis pas la seule à douter dans mon coin ahah!
    Bon courage ma belle 😉

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  6. Haa comment j’ai l’impression de me lire! Bon je ne suis pas au chômage mais ça ne saurait tarder et cette question existentielle : qu’est-ce que je vais faire de ma vie ?
    J’ai hâte de lire la suite, je découvre ton blog et j’aime beaucoup! 🙂

    Des bisous ❤

    Ornella – Nelladestiny

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  7. 6 ans de fac à batailler, à chercher des stages impossible à trouver, une envie de folle de devenir « psycho » parce que tu as toujours eu envie de le faire et que de toute façon toutes les autres « propositions » n’étaient pas assez bien pour tes parents et au final tu échoues à la dernière marche…. Parce que ton dossier n’est pas « assez bon » pour la dernière année… De quoi te dégoutter du métier.
    Plan de secours: j’en ai pas, une autre idée j’en ai pas…. Que faire les années passent, tu n’es plus toute jeune, tu ne peux prétendre à rien après 25 ans passé.. Une famille et une belle famille qui te pousse à trouver un emploi « parce qu’il y a un loyer à payer » et que « le conjoint ne va pas tout payer » « chacun sa part! »
    Et on te propose de faire AED « surveillant au collège », oui c’est bien tu retrouves goût au job, au travail, ça te laisse du temps pour toi, pour réfléchir, et puis les années passent, 4 ans que tu fais ça… « Mais quand est ce que tu vas trouver un véritable travail? » « Ce n’est qu’un mi-temps, tu fais quoi de tes journées? » « Tu prépares un concours? »…. Bla bla bla…
    4 ans ont passé, tu aimes ton job mais tu sais que dans 2 ans c’est terminé… Quoi faire, où aller? Pourquoi?
    Voilà le résumé de mon histoire, tu n’es pas seule avec tes questions…..

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    1. C’est vraiment dur de nos jours, on est tellement à être encore paumés ! Je suppose que tu as déjà essayer de faire des bilans de compétences ?
      Ma conseillère à eu cette phrase à un moment de notre entretien qui m’a quand même rassurée ! Des métiers tu en auras, et même sûrement plusieurs, tu n’est pas obligé de faire le même toute ta vie ! Trouver sa voie c’est vraiment pas une mince affaire ! Mais ne te décourage pas !
      Des bisous.

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